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L'Aviacratie : voter avec sagesse, conscience et bienveillance

Placer la maternité au centre de nos valeurs

Passez de notre patriarchie capitaliste à une matriarchie moderne ne représentera pas une simple évolution de notre mode de vie. Replacer la maternité au centre des valeurs de notre société, après des siècles voire des millénaires de dénigrement, bouleversera tout le reste de notre système de valeurs. Pour nous toutes et tous ici en Occident, qui baignons dans une patriarchie omniprésente depuis des générations, c’est même carrément difficile à imaginer.

À terme, il faut plutôt envisager une véritable révolution, que l’on peut heureusement entrevoir pacifique et progressive. Notre façon de vivre nous mènera immanquablement vers des épisodes sociaux douloureux, dans un avenir de plus en plus rapproché. Nous ne pourrons éviter ces tragédies sans opérer des changements radicaux jusque dans nos croyances les plus fondamentales.

Par exemple, est-ce que la démocratie telle que nous la vénérons, sera en mesure de nous permettre de faire face aux défis qui se posent devant nous? Pour nous, la réponse à cette question est non. Et nous désirons proposer une alternative crédible et viable à long terme.

Donnez un rôle politique fondamental aux mères

Certains éléments constituants des matriarchies peuvent ainsi s’intégrer assez directement à notre société. Par exemple, une étude approfondie des matriarchies les plus connues permet de réaliser que le respect que l’on porte à la maternité se traduit en général par un rôle fondamental des mères au niveau politique. Le principe vise à compenser la responsabilité que doivent prendre les femmes qui deviennent mères en leur attribuant le droit exclusif de choisir les personnes qui agiront comme représentants politiques de l’ensemble de la communauté1 . Il existe habituellement une assemblée de matriarches, dont un des rôles est de choisir les délégués politiques, en consensus évidemment.

Cela n’est en principe pas très éloigné du fonctionnement électoral de notre démocratie à suffrage universel. Il s’agirait en fait de simplement limiter le droit de vote aux matriarches. Et dans notre société, il suffirait d’accorder d’office le rôle de matriarche à toutes nos grands-mères. C’est-à-dire que dans les faits, à la prochaine élection (ou consultation populaire) et à toutes les suivantes (à moins qu’il en soit décidé autrement par elles), seules nos grands-mères auraient droit de vote.
Les impacts d’un tel changement seront sans aucun doute très nombreux. Et selon nous, partisans de matriarchies occidentales modernes, ils seront assurément bénéfiques à moyen et long terme. Voici le fondement idéologique que nous proposons pour cette idée :

Le fondement idéologique du droit de vote exclusif aux grands-mères

  1. La maternité est l’élément fondamental de la vie humaine. Nous lui vouons tout notre respect et toute notre admiration;
  2. En vue d'atteindre une véritable équité sociale entre hommes et femmes, les responsabilités liées à la maternité, sont compensées par un pouvoir politique accru réservé aux mères.
  3. La bienveillance liée à la maternité amène une mère à prendre soin de tous ses enfants, et à les accepter tels qu'ils sont.
  4. La conscience et la sagesse maternelles arrivent à maturité lors du passage d'une femme de l'état de mère à celui de grand-mère. À ce stade, les habilités maternelles de la grand-mère dépassent les frontières de sa famille immédiate et la porte à prendre soin de toute la collectivité. Ceci est célébré par l'obtention du droit de vote par la grand-mère.
  5. De même, le passage de l'état de grand-mère à celui d'arrière-grand-mère représente la transmission du droit de vote à la génération suivante.
  6. La grand-mère détentrice du droit de vote encourage naturellement le consensus parmi les membres de son clan familial élargi, de même que l'équité des politiques entre les humains et la nature, entre les jeunes et les vieux, entre les hommes et les femmes, ainsi qu'entre les riches et les pauvres et aussi en tenant compte de l'impact sur les générations futures.

Un nouveau mot : Aviacratie

Nous proposons un nouveau mot, l’aviacratie (du latin « Avia » qui signifie grand-mère), afin de représenter cette idée du droit de vote exclusif aux grands-mères. Nous sommes conscients que ce mot constitue une atteinte directe à un des aspects fondamentaux des chartes des droits humains : l’universalité du suffrage et son égalité. Mais lorsque la survie même de notre civilisation est en jeu 2 , nous croyons légitime de remettre en question un de ses aspects fondamentaux.

Si le premier changement que nous proposons se limite au droit de vote, nous insistons tout de même sur le principe d’identifier nos grands-mères comme étant les plus aptes parmi nous, afin d’établir et de maintenir un système politique équitable et durable pour nous toutes et tous. Confrontée à la survie de la nation iroquoise, Barbara Alice Mann n’hésite pas elle aussi à énoncer clairement ce principe3 .

Nous assumons ainsi pleinement les implications de l’aviacratie sur le principe fondamental d’égalité entre tous, dans nos sociétés. Nous croyons qu'ultimement, nos grands-mères sont les mieux placées pour prendre les meilleures décisions pour notre bien-être collectif. Pour l’instant cependant, afin d’assurer une transition rapide et efficace, notre proposition ne vise que le droit de vote, dans notre système politique actuel. La question à nous poser devient alors : Est-ce que notre société sera mieux servie par un droit de vote réservé aux grands-mères (l’aviacratie), que par un système de suffrage universel (la démocratie)?

À partir du moment où un système crédible peut se poser en alternative à la démocratie, il devient possible de relever les avantages et les inconvénients de chacune des options.

Comparer la démocratie et l'aviacratie

L’aviacratie (le droit de vote aux grands-mères) assure que la presque totalité des personnes détentrices du droit de vote aient un minimum de sagesse, d’expérience de vie et de conscience pour prendre des décisions concernant l’avenir de toute la collectivité4 . La démocratie au suffrage universel n’offre aucune garantie à cet égard. En fait, on peut plutôt présumer du contraire pour un grand nombre (sinon une majorité) d’électeurs et d’électrices d’une démocratie5 .

La démocratie : le moins mauvais des systèmes politique

Tout au long de son histoire, de grands penseurs de la démocratie avaient d’ailleurs sérieusement mis en doute sa viabilité à long terme6 . Ce n’est pas parce que la civilisation communiste s’est effondrée il y a un quart de siècle, que notre système démocratique déficient est soudainement devenu un idéal7 ! C’était le moins mauvais des systèmes politiques. Aujourd’hui nous souhaitons faire de l’aviacratie, avec son droit de vote exclusif aux grands-mères, un bon système politique. Notre société est capable de mettre en place un système viable et satisfaisant à très long terme, pour l’ensemble de la population.

La grande force théorique de la démocratie est de distribuer le pouvoir politique également à tous, sans aucune distinction. À l’époque des monarchies, il s’agissait d’un gain immense. Aux prises avec un pouvoir politique totalitaire ou théocratique, c’est un progrès indéniable pour plusieurs peuples encore de nos jours.

On peut toutefois légitimement se demander si aujourd’hui, il s’agit toujours de la meilleure option pour les peuples de l'Occident. Pourquoi le moins compétent d’entre nous détiendrait-il le même pouvoir que le plus sage? Parce que c’est le moins mauvais des systèmes politiques? Est-ce que les antagonismes qui s’exacerbent sur la place publique de notre démocratie, sont de nature à nous aider à faire face aux défis qui se dressent devant nous, en ce début de 3ième millénaire?

Est-il possible de rendre tout le monde conscient de tout?

La démocratie est basée sur l’uniformisation du pouvoir politique entre tous. La règle fondamentale est : une personne (adulte et citoyenne), un vote. C'est une idée très noble en théorie. Cela implique toutefois qu'il doit être possible de rendre tout le monde suffisamment conscient de tous les enjeux politiques pour prendre des décisions éclairées à chaque fois qu'un débat surgit.

En pratique, il faut convenir que ce n'est pas du tout réaliste. La vie moderne en société est devenue tellement complexe, que pour la presque totalité des enjeux politiques, une très faible minorité de la population est en mesure d'avoir une vision assez approfondie pour se forger une opinion éclairée.

Nous n'avons jamais le temps d'éduquer tout le monde à chaque fois

Croire être en mesure d'éduquer toute la population sur chaque enjeu est aussi une proposition emballante. Mais dans la plupart des cas, le temps alloué pour débattre ne sera jamais suffisant pour atteindre cet objectif, ne serait-ce que pour une majorité de la population. Sans compter qu'il y a très rarement plus qu'une minorité d'entre nous qui soit disponible ou simplement vraiment intéressée à approfondir sa maîtrise d'un enjeu spécifique.

Le jeu de la majorité

La politique en démocratie devient alors le jeu de la majorité. Pour se faire élire, il sera nécessaire de présenter des positions qui sont en mesure de séduire un électorat qui n'est généralement pas vraiment au courant des enjeux dont il est question. Très souvent, ces positions seront tellement éloignées de la réalité, que les spécialistes de la question n'arriveront même pas à éclairer le public sur les enjeux.

À l'autre extrême, une autre partie de la population ne sera tout simplement pas intéressée par le débat. Et pourtant, ils ont le droit de vote comme tout le monde. Peu d’entre nous se questionnons sur ce paradoxe. On l’accepte car cela fait partie du jeu de la démocratie.

Tout le monde doit être compétent sur tout, lorsqu'il est question de politique

C’est comme si en démocratie, puisque l’on considère tout le monde sur le même pied, on considérait du même coup que chacune et chacun de nous devait avoir les mêmes intérêts politiques. Et s’intéresser à tous les sujets politiques! Pourtant notre société reconnait d’emblée que nous avons des intérêts personnels très diversifiés. Pourquoi tout à coup faudrait-il que nous ayons les mêmes intérêts lorsqu’il est question de politique?

Au niveau politique aussi, nous avons chacune et chacun nos intérêts particuliers. Pourquoi se « forcer » à avoir une opinion sur des sujets pour lesquels nous savons nous-mêmes que notre compétence est limitée. Parfois il y en a qui n’ont aucun intérêt pour la politique. Pourquoi attendre une décision politique quelconque de leur part?

Des propositions gouvernementales rarement pertinentes

Généralement, la proposition gouvernementale sera taillée sur mesure pour tenter de rallier une majorité qui se trouve entre les personnes conscientes des enjeux de la problématique, trop peu nombreuses, et les autres que ça n'intéresse pas ou peu. Elle sera donc assez peu pertinente, seulement lénifiante. On retrouve régulièrement des exemples éloquents de cette dynamique lorsque les pouvoirs publics affrontent l’enjeu de la corruption8 .

Il y a des exceptions pour continuer d'y croire

Il y a bien sûr des exceptions. Parfois un sujet emballe une proportion suffisante de la population et une proposition plus appropriée survient. On se remet alors à croire à ce fondement égalitaire de la démocratie. On peut penser à ce débat relativement serein à Québec autour de l'aide médicale à mourir9 .

Le cynisme est à son apogée

Toutefois, la plupart d'entre nous avons été déçus à répétition par des décisions politiques dans des domaines que nous avions à coeur. Ces décisions ont permis de séduire une majorité de l'électorat, sans toutefois solutionner adéquatement les problèmes auquel elles prétendaient répondre. Au point qu'aujourd'hui il règne un cynisme vraiment malsain par rapport à la politique.10 .

Les grands-mères deviennent des antennes de positionnement politique

De son côté, plutôt que de miser sur une égalité entre tous, l'aviacratie identifie les grands-mères afin qu'elles deviennent une sorte d'antenne de positionnement politique, pour chaque famille. C'est-à-dire qu'il est beaucoup plus raisonnable de croire que pour un enjeu politique particulier, on retrouvera autour de chaque grand-mère au moins une ou des personnes suffisamment au courant d'un dossier. Ces personnes pourront alimenter les débats auprès de ceux que ça intéresse dans chaque famille. Cela permettra à la famille d'envoyer une décision éclairée, par le biais du vote de sa ou ses grands-mères.

Les grands-mères font naturellement preuve de bienveillance

Bien sûr, l’aviacratie présente le risque théorique de voir les grands-mères se poser en groupe menaçant ou dominant. Cela n’est jamais arrivé dans aucune matriarchie connue. Dans une matriarchie moderne, comme dans toutes les matriarchies qui existent ou qui ont existé, les grands-mères vont plutôt naturellement faire preuve de bienveillance en s’assurant que les décisions soient prises en consensus11 . Elles consulteront les leurs et prendront soin de tenir compte des opinions et des besoins de chacun et chacune d’entre nous. Leur droit de vote ne servira le plus souvent qu’à exprimer clairement ce consensus.

En ce sens, avec un droit de vote exclusif aux grands-mères, une aviacratie donnera une voix plus équitable à chacun et chacune d’entre nous, que notre démocratie au suffrage universel. Ainsi, la nature consensuelle des débats qui émergeront d’un recentrage politique « aviacratique » vers nos grand-mères, sera plus appropriée pour éviter l’effondrement chaotique de notre civilisation.

Un pouvoir politique équivalent pour tous entretient la confrontation et la division

Il ne s'agit pas ici de vouloir empêcher qui que ce soit de pouvoir intervenir pour faire valoir son point de vue. Il s'agit plutôt de reconnaître que donner un pouvoir politique équivalent à chacun d'entre nous n'est qu'une façon d'entretenir la confrontation et la division. L'aviacratie permet de reconnaître que la maternité apporte naturellement un comportement bienveillant aux mères. Cette habileté liée à la maternité est un grand avantage qui peut être bénéfique pour l'ensemble de la communauté. L'aviacratie vise spécifiquement à nous en faire profiter.

Pourquoi se contenter du moins mauvais des systèmes politiques?

Pendant des décennies on s’est contenté du moins mauvais des systèmes politiques. Combien de bonnes idées, qui auraient pu bien servir l’ensemble de la population, ne se sont pas réalisées en raison des faiblesses de ce système politique déficient? Combien d’entre elles auraient pu convaincre la population rassemblée autour de nos grands-mères, par le biais de débats consensuels?

Si vous aviez vraiment une bonne idée, qui pourrait améliorer le sort de notre collectivité, aimeriez-vous mieux tenter de la faire adopter par référendum au sein de notre démocratie à suffrage universel, ou au sein d’une société où nos grands-mères auraient un droit de vote exclusif? Ou alors inversement, est-ce que le fait que vous soyez incapable de convaincre la majorité des électeurs de notre démocratie, signifie vraiment que votre idée est mauvaise? Est-ce que le fait de la voir refuser par un vote exclusif des grands-mères ne donnerait pas plus de poids à ce refus?

L'incapacité de notre démocratie à résoudre le problème de la pauvreté des enfants

Notre démocratie a amplement démontré son incapacité à résoudre les problèmes cruciaux. Par exemple en 1990, il y a eu un vote unanime du parlement d’Ottawa afin d’éliminer la pauvreté chez les enfants avant l’an 2000. Loin de même seulement s’améliorer, la situation s’est détériorée depuis 25 ans12 . Le Canada est-il assez riche pour régler ce problème? Bien sûr que oui! Est-ce que le parlement du Canada manque de pouvoirs? Absolument pas!

La solution à ce problème est connue depuis longtemps. Au Canada, il y a déjà eu un projet pilote prometteur au Manitoba dans les années 70 (« Mincome »13 ) qui aurait sans aucun doute réglé ce problème une fois pour toutes. Mais ce projet a été abandonné, avant même de pouvoir livrer ses conclusions encourageantes, presque 30 ans plus tard14 . Il y fort à parier que si les député-e-s avaient eu à faire face au vote des grands-mères, ce problème aurait effectivement été résolu, tel que l’on s’y était engagé solennellement.

Si notre système politique n’est même pas en mesure de venir à bout d’un problème aussi simple que celui de la pauvreté des enfants, comment pouvons-nous avoir confiance qu’il sera en mesure de solutionner les problèmes de survie collective auxquels nous faisons face?

Des taux de participation proches de 100% aux élections municipales et scolaires?

Dans chaque famille, il y en a certainement plusieurs qui s'intéressent sérieusement aux écoles et à ce qui se passe dans leur ville. Ces membres de chaque famille pourront donner un point de vue éclairant aux autres. Il y aura des discussions menant à un consensus avec les grands-mères de chaque famille. Il s'agira de donner du sens au droit de vote des grands-mères. Alors on aura de meilleures chances de choisir les bonnes personnes à tous les niveaux politiques. Celles-ci deviendront immédiatement beaucoup plus représentatives. On aura probablement même des taux de participation avoisinant les 100% lors de la plupart des consultations avec droit de vote.

Le droit de vote et d'éligibilité

D’autre part, la question du droit de vote pose la question délicate de l’éligibilité. C’est un sujet récurrent à chaque consultation populaire. Qui a droit de vote? Et même on se demande souvent si ce sont seulement les personnes qui détiennent le droit de vote qui ont voté.

Au sein d’une aviacratie, la question de l’éligibilité et du contrôle du vote seront beaucoup plus simples. Les registres de l’état civil serviront de base pour décider qui aura droit de vote. Il y aura bien sûr quelques détails à préciser, par exemple pour les grands-mères immigrantes. Mais le principe général pourra être le suivant : Seules les mères dont un des enfants a lui-même ou elle-même un enfant, mais dont aucune des filles n’est grand-mère aura droit de vote.

Des consultations populaires beaucoup plus abordables

Il ne faut pas oublier que dans une aviacratie, comme le nombre de grands-mères détenant le droit de vote sera beaucoup moins élevé que le nombre d’électeurs d’une démocratie au suffrage universel, les consultations populaires seront beaucoup plus abordables. Et donc, elles pourront éventuellement devenir plus fréquentes. Dès lors, le sentiment de représentativité de nos gouvernements sera renforcé.

Référendums obligatoires : reproduction, sexualité, guerre à l'étranger

Nous proposons d’ailleurs que les nouvelles constitutions matriarchistes occidentales imposent un référendum à toute loi touchant à des sujets reliés aux modes de reproduction et à la sexualité humaine (droit de la famille, avortement, grossesse pour autrui, fécondation in-vitro, prostitution, etc.). De même, conformément à la constitution iroquoise15 , toute déclaration de guerre ou tout envoi de ressources militaires (troupes ou armes) à l’étranger devra également être d’abord soumis à un référendum.

Se justifier face à notre descendance

Afin d'assurer le bien-être de nos générations futures, les constitutions matriarchistes incluront également une obligation à tout projet de loi, de se justifier face à notre descendance de la septième génération. Cette pratique s'inspire de la gouvernance de nombreux peuples autochtones. On la retrouve par exemple énoncée clairement par le Chef Orel Lyons, gardien de la foi du peuple Onondaga, une des cinq nations fondatrices de la Fédération iroquoise :

« Prenez vos décisions au nom de la septième génération à venir. Au nom de toutes ces couches de visages empilées sous le sol, qui regardent vers le haut en attendant leur tour. Défendez-les, protégez-les, ils sont sans défense, ils sont entre vos mains. » (traduction libre)16

L’aviacratie est un raffinement de la démocratie

Nous avons fait l'exercice de comparer l'Aviacratie et la Démocratie à des fins didactiques, afin de mieux comprendre ce nouveau système politique. Mais les deux ne sont pas opposés, bien au contraire. On peut considérer davantage l’aviacratie comme un raffinement de la démocratie. Car au fond, les grands-mères favoriseront naturellement des consensus au sein des familles. Alors en aviacratie, le pouvoir demeure toujours entre les mains du peuple, mais à travers ses grands-mères.

Références

1 « Auparavant, les femmes dirigeaient la sélection nos représentants, et leur comportement dans le village, leur franchise, leur intégrité, était un point central de nos discussions à ce sujet. Nous choisissions les hommes les plus purs pour mener nos affaires. Nous choisissions les hommes les plus intègres, les plus forts, les hommes les plus francs et honnêtes, qui pourrait gérer nos affaires sans égard à d'éventuels objectifs de carrière politique.» (traduction libre)
Texte original : « Previously, women conducted the selection of our leaders, and their behavior in the village, their forthrightness, their integrity, was a primary subject of the discussion that took place. We chose the cleanest men to guide our affairs. We chose the men with the greatest integrity, the strongest, the most forthright and upright men, to handle our affairs without regard to their political career goals. » (p. 48)
Lee Maracle, Daughters of Mother Earth : The Wisdom of Native American Women, Decolonizing Native Women
Praeger Publishers, 2006, ISBN : 0-275-98562-8
2 « Oui, l’humanité est malheureusement menacée. Il faut vraiment être aveugle pour en douter… » Hubert Reeves, entretien
M6 Info
3 « Dans le but de ressusciter les façons de faire indiennes pour traiter des affaires indiennes, je propose que nos femmes aînées, assujetties ou non à un traité, se réunissent au sein d'un conseil national afin de recimenter les liens entre indiens, d'Est en Ouest. Ce conseil sera géré à l'ancienne, par les grands-mères, leurs pieds fermement ancrés au sol, appréciant les autres femmes d'après leurs messages et leurs actes. Chaque femme apportera le meilleur de sa communauté, pour le partager gracieusement avec ses proches. Tous les points de vue seront patiemment écoutés, chacun à son diapason. Ce sera seulement une fois que toutes les questions soumises auront été soigneusement examinées, et que des conclusions appropriées auront été arrêtées, que les affaires seront transmises aux hommes, tout en conservant le droit de revenir sur leurs décisions, s'ils venaient à trop s'éloigner des nôtres. » (traduction libre)
Texte original : « In a resurrection of Indian ways of dealing with Indian issues, I propose that elder women, treaty and Non-Treaty alike, come together in a nationwide council to strengthen Indian bonds, East and West. This council will be run the old way, by the Grandmothers, their feet firmly rooted to the ground, judging other women by their messages and their deeds. Each woman is to bring the best gift of her community, to share unstintingly with all her relatives. All points will be patiently heard, and in the voices that raise them. Only once they have thoroughly examined the issues and concluded likely answers will the women turn the matter over to the men, retaining the right to overrule them, should their feet fly too far off the ground. » (p. 99)
Barbara Alice Mann, Daughters of Mother Earth : The Wisdom of Native American Women
Praeger Publishers, 2006, ISBN : 0-275-98562-8
4 « Dans toutes les cultures on accorde généralement aux grands-mères, en tant que progénitrices, un degré élevé de respect. Les grands-mères sont souvent perçues comme porteuses de la sagesse, dont les souvenirs du passé et les liens généalogiques sont souvent des atouts importants. » (traduction libre)
Texte original : « As female progenitors, grandmothers are generally accorded a high degree of respect cross-culturally, grandmothers are often perceived as bearers of wisdom, whose memories of the past and of genealogical links are often important assets » (p. 940)
Cheris Kramarae, Dale Spender, Routledge International Encyclopedia of Women : Global Women's Issues and Knowledge
Routledge, 2000
5 « Une nouvelle étude a jeté le doute sur la capacité de l'électeur moyen de porter un jugement adéquat de la performance de leurs politiciens, en montrant que leurs préjugés semblent être étendus et profonds. » (traduction libre)
Texte original : « A new study has thrown doubt on the ability of the average voter to make an accurate judgement of the performance of their politicians, showing that voter biases appear to be deep-seated and broad. »
Average voter is unable to accurately assess politicians, new research shows
Cambridge University Press, December 24, 2012
6 « Personne ne prétend que la démocratie est parfaite ou empreinte de sagesse. D'ailleurs, il a été dit que la démocratie est la pire forme de gouvernement à l'exception de toutes les autres formes essayées auparavant. » (traduction libre)
Texte original : « No one pretends that democracy is perfect or all-wise. Indeed it has been said that democracy is the worst form of Government except for all those other forms that have been tried from time to time. » (p. 574)
Richard Langworth, Churchill by Him¬self : The Definitive Collection of Quotations
Ebury Press, 2008
7 « En Occident, on a ce point idolâtré le régime démocratique qu’on a perdu tout esprit critique à son endroit, allant jusqu’à le substituer au mot justice. ... Dans les démocraties contemporaines, c’est la croissance qui a joué le rôle du butin de guerre arraché auparavant aux colonies. Une croissance obtenue à un coût écologique dont ces démocraties commencent à peine à mesurer l’ampleur : en prélevant plus que leur juste part de l’énergie fossile et en produisant plus que leur juste part de gaz à effet de serre. »
Jacques Dufresne, La démocratie et l'éducation
Encyclopédie de l'Agora (visité le 2016-05-15)
8 « Le mécanisme d’inaction est devenu un classique de l’analyse : comment faire changer une situation par ceux-là même qui ont tout intérêt à ce qu’elle ne change jamais? La lutte contre la corruption, c’est peu dire, ne fait pas recette chez les politiques. Ces derniers peinent à financer des politiques d’où ne semble provenirque des «ennuis». Alors rien ne bouge...» (p. 3)
Adrien ROUX, Lutte contre la corruption:immobilisme français,leçons italiennes
www.laurent-mucchielli.org, 20 mars 2015
(visité le 11 mai 2019)
9 « Les échanges qui ont précédé le vote ont été l'occasion de souligner à quel point cet exercice s'était déroulé de manière non partisane et dans le respect des convictions et des valeurs de chacun. »
Les députés adoptent le projet de loi « Mourir dans la dignité »
Radio-Canada, 5 juin 2014
(visité le 11 mai 2019)
10 « ... huit personnes sur dix (79 %) affirment avoir « peu ou pas confiance du tout » envers les « politiciens en général » . »
Guillaume Bourgault-Côté, Le Québec désabusé de ses élus
LeDevoir, 24 mars 2016 (visité le 21 avril 2016)
11 « Au niveau politique, le principe du consensus matriarcal est d'une importance capitale pour une société véritablement égalitaire. Le principe du consensus est fondamental dans la construction de nouvelles communautés matriarcales. Il empêche les groupes dissidents, les cliques, ou les individus de dominer le groupe. Il apporte un équilibre entre les sexes et entre les générations. » (traduction libre)
Texte original : « On the political level, the matriarchal consensus principle is of utmost importance for a truly egalitarian society. The consensus principle is the foundation for building new matriarchal communities. It prevents splinter groups, cliques, or individuals from dominating the group. It brings about a balance between the genders and between the generations. » (p. 5)
Heide Goettner-Abendroth, The Way into an Egalitarian Society : Principles and Practice of a Matriarchal Politics
12 « Vingt-cinq ans après s'être engagé à éliminer la pauvreté infantile, le Canada fait face à une crise en matière de pauvreté infantile. La pauvreté des enfants est pire aujourd'hui qu'en 1989, année où tous les partis de la Chambre des communes se sont unanimement engagés à l'éliminer au plus tard en 2000. »
La pauvreté infantile 25 ans plus tard : les mesures concrètes se font attendre depuis longtemps
Campagne 2000, 24 novembre 2014 (visité le 21 juin 2018)
13 « Le projet avait pour but de déterminer si la mise en place d'un revenu de base, essentiellement à destination des plus pauvres, aurait un effet désincitatif à travailler sur les bénéficiaires, et dans quelle mesure. »<br/> Programme Mincome
14 « Seulement deux groupes d’individus ont travaillé moins d’heures : les femmes mariées et les adolescents ... Quand elles quittaient le marché du travail pour donner naissance, elles restaient plus longtemps à la maison ... les adolescents, et les garçons en particulier, ont réduit leurs heures de travail, car ils ont pris leur premier emploi à temps plein à un âge plus avancé. ils restaient plus longtemps à l’école. ... le taux de réussite à l’école secondaire (Grade 12 ! Terminale) a augmenté au cours de l’expérience les taux d’hospitalisation ont diminué de 8,5% chez les sujets de l’expérience. »
Stanislas Jourdan, Canada : Retour dans le passé de la « ville sans pauvreté »
15 « Les conseils de guerre prenaient leurs décisions avec l'appui des conseils de Mères de clan et du Grand Conseil des hommes. ... Les mères de clan avaient le pouvoir de dissoudre les Conseils de guerre et de déclarer la paix. » (traduction libre)
Texte original : « The War councils had to run their decisions by the Clan Mothers' councils and the men's Grand Council. The Clan Mothers had the ability to disband war councils and declare peace. » (p. 127)
Bruce Elliott Johansen et Barbara Alice Mann, Encyclopedia of the Haudenosaunee (Iroquois Confederacy)
Greenwood Press, 2000
16 « Make your decisions on behalf of the seventh generation coming. Those faces looking up from the earth, layer upon layer waiting their time. Defend them, protect them, they’re helpless, they’re in your hands. That’s your duty, your responsibility. » (à partir de 11min. 20 sec.)
Orel Lyons, allocution
American Indian Studies Program, University of Arizona, Tucson, Arizona, April 17, 2008

Créé par admin. Dernière modification : Lundi mars 9, 2020 10:43:24 EDT par andre.